Cirque de création

Circamainues® est une métaphore illustrant le concept du corps humain vu comme une toile de cirque, sous laquelle se déroule un spectacle au quotidien : La vie.

Pour répondre à la spécificité des pratiques circassiennes, Circamainues® propose des consultations à 4 mains où 2 ostéopathes dialoguent avec le corps d’un circassien. Ce soin singulier et atypique en double écoute permet un travail en profondeur « comme jamais ». Il accompagne l’artiste vers la restauration de sa dynamique du moment.

Ici, on est ailleurs.

Dominique Jacquin Ostéopathe DO Auteur Circamainues®

circamainues

Parrains

Clochette marraine de Circamainues®

clochette
Photo Géraldine Aresteanu

Gulko parrain de Circamainues®

gulko
Photo Jean Pierre Estournet

Vidéos​

Les vidéos sont réalisées par Raoul Bender / IPOPOS Vidéo

Racontes moi en image une consultation à 4 mains avec pour outil la Motte De Beurre® : Ici, on est ailleurs

Circamainues® est né de la confluence des attentats du 11 septembre et à de rencontres humaines, cliquez ici pour en savoir plus.

Une brève histoire de Circamainues® comme un teasing

Consultations

Chaque consultation est assurée par 2 ostéopathes DO professionnels & bénévoles.
Accès libre et sans rendez-vous pour les circassiens étudiants et professionnels

Lieu : Appartement Zingaro – Patio du CIRC
Horaires : Du mardi au vendredi de 10h – 12 h & 14 h – 17 h
Honoraires : Un dessin avant et après le soin

Articles

Recherches en cours

Ils nous font confiance

Clochette marraine de Circamainues®

Le cirque est, me semble t’il, un art contradictoire.
Il demande de surpasser ses sensations et en même temps de les analyser très finement.
Il demande d’être à l’écoute de son corps mais de ne pas trop s’écouter.
Il demande de s’approcher toujours plus de la performance mais doit aussi s’inscrire dans la durée.
C’est un travail qui ne peut se passer de l’autre mais qui engage l’individu entier et seul.
Pour un circassien, se poser sur la table d’ostéopathie c’est venir se déposer, se laisser faire, se laisser manipuler et mettre de côté la question du contrôle.
«Aller cher l’ostéo » c’est aussi se confier à un équipier, à son œil, à son oreille, à sa main tendue comme une passerelle entre ce que la conscience dit du corps et ce que ce dernier raconte de lui même.
C’est dire comment on se sent, comment on se trouve puis écouter ce que la perception extérieure peut en dire.
C’est verbaliser un ressenti physique, tenter de décoder des mécanismes, des schémas puis se mettre en résonnance avec ce que ses mains proposent comme chemin d’alignement. L’ostéopathe devient un vrai partenaire.
Cela met en jeu la question de confiance et du non-faire que l’artiste de cirque à grandement besoin d’expérimenter.
C’est comme se laisser embarquer par un capitaine et profiter du voyage, regarder, sentir son bateau flotter sans le diriger.
Souvent la demande faite à l’ostéopathe relève de l’urgence. Il faut réparer la fuite, combler la voie d’eau pour reprendre la mer rapidement, pour assurer le spectacle, la création… L’ostéopathie faisant office de bouée de sauvetage.
Parfois et c’est ce qui engage l’artiste avec son ostéopathe dans une relation à long terme, il s’agit de vérifier, d’améliorer la flottaison, de passer en revue toutes les voiles et l’étanchéité de la coque. Préparer le navire à la navigation, aux futures tempêtes aussi… et lui donner le cap.
C’est se laisser guider.
J’aime aussi la métaphore de la marionnette ; notre corps et son fonctionnement s’appuyant sur un réseau de filins, et de pièces rattachées qui permettent le mouvement mais dont les tensions asymétriques peuvent le rendre douloureux.
Sur la table, c’est donner les commandes à quelqu’un d’autre, l’ostéopathe devenant le manipulateur qui ajuste les fils, qui les démêle afin que le mouvement redevienne fluide et que la marionnette puisse danser allègrement sans s’emmêler ou se rompre.
Danser sur un fil, ça me parle…

Chloé ou Clochette c’est selon….

Gulko parrain de Circamainues®

J’ai une carte d’ostéopathes à travers la France et le monde, comme d’autres collectionnent châteaux, restaurants ou églises…
En 1999 nous étions à Auch pour créer chieNcrU, et à 38 ans, je poussait mon corps dans ces recoins de beauté et de laideur.  Pour garder l’équilibre sur la scène, dans la tête aussi, il m’a fallu l’aide d’un travailleur du corps, un lecteur d’os pour décoder les pages d’un corps ré-écrit sur des milliers d’histoires.
Pour en trouver le bon, il fallait une heure de petites routes à travers le pays de l’Armagnac avant de tomber sur le cabinet de Dominique dans le drôlement nommé “Condom ». Une protection contre des imprévus… C’est une relation qui continue et grandie à travers bientôt 2 décennies.
Le Cirque est un art concret – le sol, un objet, un agrès. La gravité, la friction, l’équilibre. C’est la beauté du cirque : ce défi des lois, cet intime séduction de la matière, pour être dompteur de l’inanimé. Nous nous autorisions à toucher l’intouchable.
Le cirque est un art concret et le corps du circassien encaisse des coups concrets, notre corps est notre outil à sculpter le monde. Des fois, cette matière du monde est plus dur que le ciseau qui lui cogne, ainsi la marque ne se trouve pas sur la sculpture mais sur l’outil.
Nous volons ou nous tombons, ce n’est pas métaphore, le cirque est un art concret. Dans tout ce rapport à l’objet et aux lois physiques, le lien est la main. Comme une antenne, la main tâte les possibilités, cherchant un chemin sans traces, sans torts, sans morts.
La main qui prend, pousse, rattrape et retient. La main qui ré-équilibre, ramène, repousse, remonte…
C’est la fascination du cirque aussi : la possibilité de mort qui nous guette. C’est notre attirance pour la forme, danser avec la mort,  une amoureuse, sans jamais céder à son désir. Et pour réussir ce pas de deux, pour ne pas succomber, nous testons constamment l’approche, des Icares de la terre; au lieu de se bruler les ailes sur la flamme du soleil, nous cognons nos os sur la dureté du sol. Dans notre monde, les bleus, les foulures, les tendinites,  es diverses douleurs sont des rappels que nous dansons avec un partenaire dangereux, et nous portons ces marques comme preuves de notre capacité de pousser nos limites et d’y survivre.
Refuge. Des fois, il faut quitter cette ivresse tendue du dompteur, retrouver l’accompagnement vers l’écoute du tendre, du subtil qui nous habite, cette délicate sagesse  qui peut être couvert par la douleur comme l’intensité de la ville couvre la nature qui y est toujours présent. L’ostéopathe est un refuge, et nous passons les adresses comme un havre d’amarrage, comme un oasis, comme une caresse, comme un promet de paix même momentané.
Dans ce moment de transition, dans mon corps marqué et pourtant,  portant encore sa victoire contre la mort et son ivresse de la matière de ce monde, cette écoute du tendre prend de plus en plus de place, me rapproche petit à petit à Dominique, au monde de la transcendance.
Daniel Gulko
Cahin-Caha (cirque bâtard)
Marseille 17 octobre 2017