Il était une fois…

l’émergence de la méthode N’féraïdo suite à un facteur déclenchant: Ma femme devint enceinte et moi, futur papa. Un jour, elle dû s’adresser à la maternité pour un diagnostic différentiel de colique néphrétique versus syndrome ligamentaire aigue sur lombalgie haute.

Elle fit un aller-retour à l’hôpital pour rencontrer le gynécologue-obstétricien qui nous rassura :
« Non, ce n’est pas une colique néphrétique. Ce n’est pas votre rein qui vous fait mal. C’est juste les lombaires qui tirent. C’est normal quand on est enceinte. Ça ira mieux quand vous aurez accouché ! »

En sortant de la consultation, je rencontrai et interpellai la Sage-femme de garde dans le couloir.
– « Ma femme a très mal au dos. Que pouvez-vous faire pour elle? »
– « Oui, je comprends. C’est normal quand on est enceinte. Ca ira mieux quand elle aura accouché ! »
– J’insistais.
– « Prenez 6 comprimés de paracétamol par jour et un peu de magnésium. Ça ira mieux quand elle aura accouché. Courage. »
Ma femme prit du repos et les médicaments prescrits, mais se plaignit bientôt d’avoir des aigreurs d’estomac et de sentir les pieds du bébé sous ses côtes.
J’entendis ma belle-mère, s’exclamer :
« Ma fille, avec le ventre pointu que tu as, ce sera sûrement une petite fille. Je pense que ses cheveux irritent ton estomac. Si elle est coquette, elle a dû se tricoter une paire de chaussons pour le jour de sa sortie ; et tu les sens sous tes côtes. Aie confiance. Cela ira mieux quand tu auras accouché. »

Je voyais ma femme dépérir de jour en jour, sans plus dormir la nuit à cause de la douleur et rester prostrée de longues heures dans son fauteuil.

Un soir, elle me raconte que n’en pouvant plus, elle a commencé à expliquer au bébé qu’il va devoir sortir avant l’heure.
Mes intestins se nouèrent comme une porte qui claque.
Par réaction, je dégonde la porte du salon et la pose sur 2 tréteaux. Puis j’y installe ma femme et ouvre le livre de Jean-Pierre Barral, Ostéopathe DO: Manipulations viscérales.
Il n’y a aucun écrit en ostéopathie obstétricale. Je suis dans un dénuement intellectuel complet. Je ne connais pas encore l’ostéopathie viscérale. Je n’ai pas de formation dans le sujet gynécologique. Mais je suis bien décidé à faire mes premiers pas tout seul pour aider ma femme.
Je passe les 30 premières pages de rappels anatomiques pour arriver sur la pratique :
« Le plus difficile est de repérer l’utérus ». Je relève les yeux. A la vue de son terme, c’est bon. Je pose ma main dessus. Lors, je sens le bébé venir me dire bonjour.
Ce n’est pas le moment pense-je dans mon fort intérieur. Il a dû comprendre le message car, il repart comme un crabe au fond de son rocher.
Je feuillette les pages transposant ce savoir gynécologique dans le champ de l’obstétrique sur une table instable. J’en extrais les informations, indications, inclinaison latérale, flexion antérieure et postérieure puis rotation… Quand le bébé revient taper dans ma main. Je rouvre les yeux, agacé, quand je croise ceux de ma femme disant: Cela commence à être de nouveau sensible. Je sens que c’est bien que l’on s’arrête là pour ce soir.

Le lendemain matin, ma femme n’avait plus mal au dos.
« C’est comme si tu avais redonné de la place au bébé » me dit-elle.

Ainsi est né le modelage de l’utérus N’f

Celui-ci relance la physiologie des tissus en harmonisant le contenu avec le contenant.

Après d’autres rencontres avec des sages-femmes que j’interpellais de la même manière autour des lombalgies et des syndromes ligamentaires, je découvrais leur dénuement qui faisait peine à voir.
Je rentrais chez moi et fouillais dans mes cours d’ostéopathe. Il devait bien y avoir une autre solution dans les 17 cm de hauteur de cours manuscrit que j’ai un jour mesuré.
J’en ai retiré trois schémas. Le reste je l’ai élaboré dans ma cuisine – laboratoire appelée « cabinet de consultation » au sein de la grande marmite qu’est ma table électrique et à la rencontre des sages-femmes.

6 ans plus tard, dans le projet de partager à d’autres papas par l’intermédiaire des Sages-femmes Il paraît la première fois en février 2002 sous le titre : mobilisation de l’utérus dans une formation intitulée « technique manuelle tissulaire » parrainée ce jour là par Francine Dauphin-Caumel, Sage-femme.

Ce concept original de modelages accompagnant la physiologie, née de ma pratique en périnatalité et de mon regard sur le savoir-faire ancestral des sages-femmes. Son projet est de créer une passerelle entre les mondes de l’ostéopathie et de l’obstétrique. Sa vocation est le respect de la niche physiologique du bébé dans la trajectoire de sa vie in-utéro à sa vie aérienne.

Le modelage de l’utérus vient d’être évalué par une étudiante sage-femme, Anne-Charlotte Veyrac pour son mémoire de fin d’étude.
Cette étude est un galop d’essai pour une étude statistique avec les critères des EvidenceBased Medicine.

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